Quel est l’impact du taux de cotisation
des accidents du travail – maladie professionnelle ?
Ces cotisations financent les risques liés à
l’activité professionnelle. Sa tarification dépend
de la taille et de l’activité de l’entreprise.
Son taux est déterminé par établissement,
en fonction de son activité principale.
Cette cotisation AT se calcule sur le salaire brut et elle
est à la charge exclusive de l’employeur qui la
verse à l’URSSAF.
Il existe 3 sortes de tarifications :
1 – La tarification collective
Pour les entreprises employant moins de 10 salariés,
la tarification est collective, elle résulte de barèmes
nationaux, fixés en fonction des résultats statistiques
effectués sur des entreprises de la branche. Le taux
est applicable à partir du premier jour du trimestre
civil suivant sa publication au Journal Officiel (J.O.).
Pour certaines activités, le taux est un forfait, fixé
de manière collective, quel que soit l’effectif
de l’entreprise, tels les VRP, les travailleurs à
domicile….
2 – La tarification mixte
Pour les entreprises qui emploient généralement
entre 10 et 199 salariés y sont soumises. Le taux est
déterminé en fonction d’une fraction de
taux collectif et d’un taux net réel propre à
l’entreprise (tarification individuelle). L’importance
des 2 taux pris en compte dépend du nombre de salariés.
3 – La tarification individuelle
Pour les entreprises d’au-moins 200 salariés, dont
le taux est déterminé par la CRAM* en fonction
du risque propre à l’établissement, avec
un taux particulier pour les entreprises du bâtiment et
des travaux publics.
Le taux est notifié à l’entreprise par
sa CRAM* et s’applique à compter du 1er janvier
de l’année et cours.
L’employeur peut contester son taux et peut parfois bénéficier
de réductions (lorsque l’accident est attribuable
à un tiers).
Mais il peut également avoir des cotisations supplémentaires
au titre de risques exceptionnels, lorsque :
- l’inspecteur a relevé dans l’entreprise
des infractions aux règles d’hygiène et
de sécurité
- l’entreprise n’a pas observé certaines
prescriptions
Cette cotisation supplémentaire ne peut pas dépasser
25% de la cotisation principale. Elle est due à l’expiration
du délai d’exécution fixé par la
CRAM restée sans effet, et elle cesse d’être
due à partir de la date d’exécution des
mesures de prévention.
Les ristournes :
La CRAM peut accorder une ristourne pour les entreprises à
tarification mixte ou collective, ayant élaboré
des conventions d’objectifs fixant un programme d’action
et de prévention des accidents du travail.
Pour les entreprises à la tarification mixte, la ristourne
n’est appliquée qu’à la fraction du
taux collectif entrant dans le calcul du taux de la cotisation.
Tous les établissements peuvent bénéficier
d’une ristourne sur la majoration forfaitaire couvrant
le risque accident de trajet.
Selon un article paru dans « La tribune » en mars
dernier, le taux moyen s’élève à
3% de la masse salariale, et à cause de la complexité,
y compris pour la CRAM du calcul, les risques d’erreurs
ne sont pas inexistants…. C’est ainsi d’une
grosse entreprise a pu récupérer 2,6 millions
d’euros, du fait d’une erreur de calcul sur 3 années
consécutives….
Le taux a augmenté cette année en raison de la
forte hausse des maladies professionnelles et l’enjeu
financier est non négligeable !!!
La mise en place du Document Unique d’Evaluation des
Risques Professionnels (DURP) devrait sensibiliser davantage
les collaborateurs et c'est un moyen probant de diminuer votre
taux AT.
Si vous n’avez pas encore établis ce DUPR, vous
pouvez en deux demi-journées (espacées dans le
temps) le construire, grâce à une méthodologie
originale et efficace de Cap Action Gestion : le site de Cap
Action Gestion
* CRAM : Caisse Régionale d’Assurance Maladie
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Source : RH
Conseil PME - Mail : RH
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