| Etat économique de la France
en 2009
Comme chaque année, l’Organisation
de Coopération et de Développement Economiques (OCDE)
analyse et dresse le bilan économique de chacune des nations
qui la composent. Ces évaluations et les recommandations
qui en découlent sont le fruit d’un comité
d’examen des situations économiques et des problèmes
de développement composé des 30 pays membres de
ladite organisation. Résumé.
D’abord comment la crise affecte-t-elle
la France ? Réponse du comité d’experts :
« compte tenu des risques persistants de forte turbulences
financières et d’un repli encore plus marqué
du commerce mondial, une grande incertitude demeure quant au démarrage
et à la vigueur de la reprise. » En d’autres
termes nos experts n’en savent rien. Si. Une seule certitude
avec la baisse de l’emploi qui en découle, le chômage
continuera sans doute de monter tout au long de l’année.
Belle prévision. Mais en tout état de cause, si
ces experts nous prédisent un recul très significatif
de notre activité il sera toutefois moins prononcé
que dans d’autres pays.
C’est d’ailleurs souvent ce que pointent
nos politiques en ces moments d’impuissance : regardez ailleurs
comme c’est pire. Mais c’est aussi oublier de dire,
ce que rappellent aussi nos experts, que si le défi des
autorités est bien de faire en sorte que la récession
soit la plus courte possible, elles doivent aussi le faire sans
creuser le déficit public. Ce dernier s’étant
déjà de nouveau creusé en 2007, et ce alors
même que la conjoncture économique était favorable,
la marge de manœuvre budgétaire pour affronter la
crise actuelle est très, très, très étroite.
D’autant, comme le précise le comité, que
le niveau de la dette en France approche 70% du PIB…
Il faut dire qu’en dépit d’une
amélioration du cadre budgétaire depuis l’adoption
de la fameuse Loi Organique des Lois de Finances (LOLF) en 2001,
c'est-à-dire un cadre de gestion des fonds publics plus
soucieux de leur utilité, les attentes du gouvernement
en matière de déficit ne se sont jamais réalisées.
Conclusion, malgré des engagements maintes fois répétés
de retour à l’équilibre, le déficit
n’est pas descendu sous la barre des 2% du PIB depuis 2001.
Il est même, révisions de (dé)croissance à
la baisse aidant, carrément prévu à 5,6%
du PIB en 2009 puis 5,2% en 2010. Ce qui signifie, selon nos experts,
que le point de départ de la reconquête des déficits
publics, suite à une potentielle reprise, sera nécessairement
celui d’un déséquilibre bien plus important
qu’avant la crise !
Enfin, un des moyens pour assainir les comptes
publics tout en permettant une diminution des taux de cotisation
consiste naturellement dans une hausse très significative
du taux d’emploi. Le notre étant toujours le plus
faible de tous les pays membres de l’OCDE.
Aussi, une fois la crise surmontée le
comité invite nos autorités à concentrer
nos efforts pour augmenter le taux d’emploi. Malgré
les assouplissements sur les modalités assouplies de licenciement
(consentement mutuel) de nos CDI il faut continuer encore à
: 1- abaisser le cout minimum du travail pour les moins qualifiés
en agissant dorénavant directement sur le salaire minimum,
le tout sans remettre en cause les réductions de charge
sociales ; 2- poursuivre dans la voie d’assouplissement
de la législation sur les licenciement tout en améliorant
l’efficacité du système d’assurance-chômage
; 3- et enfin accroitre les incitations à travailler au-delà
de 60 ans.
Charlie
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(1)
Etude économique de la France en 2009 – Synthèse
- OCDE – Avril 2009
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