Le congé maladie
Le salarié est-il tenu d'informer son
employeur ?
En cas d'absence pour maladie, le salarié
doit informer son employeur en lui adressant un certificat médical
dans un délai de 48 heures. En général, la
convention collective ou le règlement intérieur
fixe les formes dans lesquelles le salarié doit effectuer
cette formalité.
Attention. Le salarié qui
ne prévient pas son employeur ou qui ne justifie pas son
absence par un certificat médical peut se voir infliger
une sanction disciplinaire voire même, être licencié
pour faute.
A quelles conditions le salarié bénéficie
t-il des indemnités journalières versées
par la Sécurité sociale ?
Pendant son arrêt maladie, le salarié
perçoit des indemnités journalières de Sécurité
sociale et éventuellement, des indemnités complémentaires
versées par l'employeur.
Pour bénéficier des indemnités
journalières de Sécurité sociale, le salarié
doit avoir cotisé sur au moins 1015 fois le SMIC horaire
au cours des 6 mois civils précédant son interruption
de travail ou encore, avoir travaillé au moins 200 heures
au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant
l'interruption de travail.
Toutefois, pour bénéficier des
indemnités journalières de Sécurité
sociale au-delà de 6 mois, le salarié doit être
immatriculé depuis au moins 12 mois à la date de
son interruption de travail et soit avoir cotisé, pendant
les 12 mois civils précédant l'arrêt de travail,
sur au moins 2030 fois le SMIC horaire dont 1015 fois au moins
au cours des 6 premiers mois, soit avoir travaillé au moins
800 heures au cours des 12 mois civils ou des 365 jours précédant
la date d'interruption de travail, dont 200 heures pendant les
3 premiers mois.
Quel est le montant des indemnités
journalières versées par la Sécurité
sociale?
Les indemnités journalières de
Sécurité sociale sont versées à compter
du 4ème jour d'arrêt de travail et sont égales
à 50 % du salaire brut dans la limite du plafond de Sécurité
sociale (2 352 €/mois pour 2002) pendant les 6 premiers mois
et à 51,49% au-delà. Il existe donc un délai
de carence de 3 jours. Toutefois, certaines conventions collectives
versent des indemnités journalières durant ces 3
jours de carence.
Remarque. Si le salarié a au moins
3 enfants à charge, l'indemnité journalière
maladie est majorée à partir du 31ème jour
d'arrêt de travail. Elle est alors égale aux 2/3
du salaire journalier de base.
A quelles conditions le salarié bénéficie
t-il des indemnités journalières complémentaires
versées par l'employeur ?
A compter du 11ème jour d'absence, le
salarié qui a au moins 3 ans d'ancienneté peut percevoir
des indemnités complémentaires versées par
l'employeur.
En contrepartie, l'employeur peut organiser une
contre-visite médicale. Le salarié est tenu de s'y
soumettre.Au cas où l'état de santé du salarié
ne justifierait pas l'arrêt de travail, les indemnités
complémentaires ne seraient plus versées. S'il souhaite
contester cette décision, le salarié peut demander
une nouvelle contre-visite ou une expertise judiciaire.
Quel est le montant des indemnités
journalières complémentaires versées par
l'employeur?
Lorsque des indemnités complémentaires
sont versées par l'employeur, le salarié bénéficie
alors de 90% de son salaire brut pendant les 30 premiers jours
et des 2/3 de son salaire brut les 30 jours suivants. Ces temps
d'indemnisation sont augmentés de 10 jours par période
de 5 ans d'ancienneté supplémentaire, dans la limite
de 90 jours.
Certaines conventions collectives prévoient
des conditions d'indemnisation encore plus avantageuses: maintien
total du salaire, indemnisation dès le 1er jour d'arrêt,
indemnisation pendant une cure thermale.
Quel est la protection du salarié en
arrêt maladie ?
En principe, le salarié en congé
maladie ne peut être licencié en raison de son état
de santé, sauf en cas d'inaptitude médicalement
constatée.
Toutefois, une absence prolongée ou des
absences répétées, même justifiées
par un certificat médical, peuvent entraîner la rupture
du contrat de travail. En effet, l'employeur peut licencier le
salarié s'il prouve que cette absence perturbe la bonne
marche de l'entreprise et rend nécessaire le remplacement
définitif du salarié absent. Cependant, de nombreuses
conventions collectives prévoient un délai de protection
pendant lequel l'employeur à l'interdiction de licencier
un salarié même en raison d'une absence prolongée
ou répétée.
En revanche, dans tous les cas, le licenciement
reste envisageable pour un motif économique ou encore,
un motif disciplinaire !
Références juridiques : Articles
L. 131-7-1, art. L. 136-2, L. 136-8, L. 323-1 à L. 324-1
du code de la Sécurité sociale, art. L. 122-45 du
code du travail
Fiche publiée en partenariat avec le site
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