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Conflits individuels en entreprise :

choisissez la médiation prud’homale Médiateurs :

la fonction est à la mode et elle apparaît à toutes les sauces. Un médiateur pour les banlieues, un pour les usagers de la SNCF, et un pour votre quartier. Béatrice Blohorn-Brenneur présidente de  la chambre sociale de la  cour d’appel de Grenoble applique cette solution  pour régler des conflits « prud’homaux »  depuis quatre années déjà.

« Il y a eu en moi comme un déclic, une illumination ! Je savais que la médiation donnait d’excellents résultats pour les affaires familiales mais je n’avais pas pensé à son application dans les conflits individuels du travail. C’est curieux car je dis souvent qu’un licenciement est parfois ressenti comme un divorce » se souvient Béatrice Blohorn-Brenneur présidente de  la chambre sociale de la  cour d’appel de Grenoble. Depuis 1997,  le nombre de médiation prud’homale n’a cessé d’augmenter dans la capitale iséroise : passant la barre des 100 en 1999, et celle des 150 en 2000. Avec un taux de 60% de réussite la méthode a inspiré de nombreuses autres cour d’appel d’Aix en Provence à Rouen en passant par Paris... et a satisfait patrons comme salariés.

Quid de la conciliation ?

A la différence de la conciliation, prévue dans toute procédure prud’homale, la médiation ne se fait pas devant les juges et les propos tenus en présence du médiateur restent confidentiels. « Ainsi, les acteurs sont plus libres et on peut faire remonter des éléments du  conflit dont même les avocats n’avaient pas connaissance. Il n’est pas rare de voir des employeurs avouer qu’ils ont monté un dossier sur leur salarié pour s’en débarrasser, ou inversement, un employé admettre sa faute » témoigne, Fallet Péregrini assistante de justice à la cour grenobloise.

Une fois le processus de dialogue réenclenché, un accord financier peut intervenir « le plus  souvent les partis restent raisonnables, plus que la cours». Et le tout est réglé en trois mois maximum (délais légal) !

Un accord préalable

Mais une médiation ne peut être enclenchée que sur proposition ou accord des salariés et de leur direction. A Grenoble, la cour d’appel sélectionne des dossiers « aptes à l’intervention d’un médiateur » selon des critères liés à l’ancienneté, le statut de cadre ou encore les rapports familiaux qui unissent les « belligérants ».  Ils sont, dès lors, convoqués à une audience de médiation au cours de laquelle ils peuvent accepter ou refuser la proposition. S’ils refusent, leur dossier repart directement devant les juges prud’homaux. Dans le cas inverse,  un médiateur leur est assigné qui les convoquent pour une première explication dans un lieu neutre. « La médiation permet de prendre le temps pour dénouer et dépassionner le conflit. Le salarié, son patron et le médiateur peuvent se retrouver à plusieurs reprises durant le trimestre » souligne Fallet Pérégrini. Les partis disposent de trois mois pour trouver un accord et en rendre compte devant le juge qui le valide comme un procés verbal. Si échec il y a, le dossier reprend son cour normal aux prud’hommes.  Il en aura coûté de 3000 à 4000 francs répartis entre l’employeur et son employé.

Pour en savoir plus...

Visitez le site www.mediationsociale.com

Cet article a été effectué en collaboration avec www.job-attitude.com

 

 

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