La dépression nerveuse
reconnue comme accident du travail
Au cours de son entretien annuel d'évaluation
avec son supérieur hiérarchique, un salarié,
chef de poste, apprend sa rétrogradation au poste d'agent
de maîtrise suppléant. Le salarié a fait constater
par son médecin traitant une dépression nerveuse.
Cependant, la Caisse primaire d'assurance maladie a refusé
la prise en charge en tant qu'accident du travail, bien que l'expert
médical technique ait admis la relation de cause à
effet entre l'entretien et l'apparition de la dépression.
Les juges du fond, appréciant souverainement
si un accident s'est produit par le fait ou à l'occasion
du travail, peuvent juger que constitue un accident du travail la
dépression nerveuse apparue soudainement deux jours après
un entretien d'évaluation au cours duquel un changement d'affectation
est notifié à un salarié.
En savoir plus :
Cass. soc 01/07/2003, n° 02-30576
