LA
GPEC, FORMATION ET MOBIBLITE
La GPEC entraîne des définitions
et mises en places d'actions ; quand la formation sera une réponse
qualitative aux écarts constatés entre ressources actuelles
et besoins futurs, la mobilité sera une réponse quantitative
en terme d'effectifs.
A.
GPEC ET FORMATION
L'essor de la formation dans l'entreprise ainsi que
de la GPEC se sont fait en parallèle : datant tout 2 des années
70, ces courants de pensée convergent l'un vers l'autre pour
se rencontrer.
Ces courants ont tout d'abord tendance à
converger car ils partent d'une même vision des ressources humaines
: ils considèrent celle-ci comme une stratégie politique
que l'entreprise peut employer face à la concurrence, en impliquant
et motivant ses salariés.
Leur articulation actuelle réside
dans ce fait : le rendement de la formation peut être fortement
accru par le travail en amont que représente la GPEC sur l'analyse
prévisionnelle et prospective des métiers ainsi que
des besoins quantitatifs et qualitatifs.
De même, la formation est un outil nécessaire à
la mise en place d'un plan stratégique en vue de réduire
les écarts qui peuvent exister entre ressources actuelles et
besoins futurs.
D'autres conditions peuvent développer
l'efficience de la formation :

une formation du collaborateur dans et par l'évolution du travail
;

une plus grande lisibilité de l'évolution des métiers

une plus grande modularisation et personnalisation des actions formations

une plus grande implication des salariés dans leur formation

une plus grande implication de la hiérarchie directe dans la
formation grâce à du tutorat

utilisation de nouveaux moyens pédagogiques (multimédia,
formation à distance
).
Les objectifs visés
par une mise en place d'un plan de formation efficace seront principalement
:

l'accompagnement de reconversions lourdes (dessinateurs confrontés
à l'introduction de la PAO),

l'accroissement de la mobilité interne par proximité
de compétences

Aider à la reconversion des populations très peu qualifiées.
Le plan de formation peut donc devenir une partie intégrante
de la GPEC. Il fait partie de l'éventail d'action que l'entreprise
peut entreprendre en réponse à la détection de
décalages ressources actuelles : besoins futurs.
B. GPEC ET MOBILITE :
Le terme de mobilité est un terme ambigu
et comportant plusieurs sens. Il est un terme assez péjoratif
pour les collaborateurs, car évoquant souvent pour eux le licenciement
ou la précarité.
Les formes de mobilité les plus fréquemment
envisagées sont :
La
mobilité professionnelle ou horizontale : elle correspond
à un changement de métier ; ce changement demande à
l'agent de faire appel à des compétences qu'il n'exerçait
pas auparavant ou du moins pas de la même manière.
La
mobilité d'environnement ou géographique : elle
correspond à ce qui est le plus couramment appelé mutation
; le même type d'activité, dans la même qualification,
avec le même grade hiérarchique, est exercé dans
un autre lieu de travail, dans une autre équipe, avec un autre
responsable.
La
mobilité catégorielle ou verticale : il s'agit de
la promotion. C'est une mobilité qui conduit un agent à
quitter un emploi pour un autre, impliquant un accroissement de responsabilités
; elle est le plus souvent sanctionnée par un changement de
même catégorie, de grade, de classification, mais aussi
par une augmentation de la rémunération.
Au-delà de ses différentes formes, la mobilité
vise en fait 4 objectifs :

Répondre
à des souhaits ou impératifs personnels (la mobilité
volontaire)

Répondre
à des objectifs de développement individuel et collectif,
ce qui correspond à la gestion de carrière

Améliorer
le système de communication et la cohésion interne de
l'entreprise

Permettre
un redéploiement des ressources, bien sûr le plus anticipé
possible, en fonction de l'analyse des besoins ; ce 4ème objectif
rejoint les problématiques de la gestion de l'emploi.
Ainsi,
par ses objectifs, la mobilité fait parti, avec la formation,
des actions pouvant être mises en place en réponses aux
décalages détectés entre emplois actuels et emplois
futurs.
Quand la formation agit qualitativement sur les compétences
des collaborateurs, la mobilité agit sur la répartition
quantitative de la ressource humaine, selon la stratégie de
l'entreprise et les souhaits des collaborateurs quant à leur
carrière.
Mobilité et formation sont donc les
réponses possibles des entreprises pour s'adapter aux changements
environnants futurs. Mais l'entreprise possède aussi d'autres
types de réponses au développement des compétences
: le recrutement permet d'apporter des compétences inexistantes
dans l'entreprise, et difficilement transférables ; la réorganisation
du travail permet aussi de répartir la compétence sur
un mode donné. L'entreprise peut donc adopter des solutions
composées d'une ou plusieurs de ces actions.
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