MODIFICATION DES CONDITIONS DE VALIDITE
DES CLAUSES DE NON CONCURRENCE
La cour de Cassation a rendu cet été
plusieurs arrêts venant modifier les conditions de validité
des clauses de non concurrence. (Cass.soc 10/07/02, n°2725 Moline
c/ Sté MSAS cargo international - Cass.soc. 10/07/02, n°2724
Barbier - Cass.soc. 10/07/02, n°2723 Salembier).
La Cour de
cassation, se fondant sur l'article L 120-2 du Code du travail "
nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés
individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées
par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées
au but recherché ", estime qu'une clause de non concurrence
n'est licite que si elle comporte l'obligation pour l'employeur de
verser une contrepartie financière.
Par conséquent,
les salariés ayant un contrat de travail contenant une clause
de non-concurrence ne prévoyant pas de contrepartie financière
voient leur clause devenir caduque. L'employeur devra négocier
avec chaque salarié la modification de leur contrat de travail
sans que le salarié ne soit obligé de signer cet avenant.
Il en est de même pour un salarié ayant quitté
son employeur mais demeurant toujours lié à lui par
une clause de non-concurrence. Depuis le 10 juillet 2002, il se retrouve
libéré de tout engagement envers son ancien employeur.
Que faire pour les entreprises qui ne pourront se permettre de payer
de telles clauses à leurs salariés ?
Leur seul recours sera d'intenter une action en responsabilité
sur le terrain de la concurrence déloyale.

