De la nécessité
à la motivation
Un seul objectif : aller vers ce qu’on aime
Article rédigé par Pascal Tisserand
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Au commencement était la nécessité
de travailler. Cette condition est subordonnée à toute
les autres formes de travail, et on peut même dire que c’est
à partir d’elle que se développent les activités
économiques : pour se nourrir, il faut chasser, et ce n’est
pas toujours par plaisir, c’est avant tout par nécessité.
Ainsi une mère qui doit nourrir son enfant, ou l’adulte
sans revenu qui doit se prendre en charge.
Ensuite vient la motivation : celle-ci est conditionnée
par la première puisque c’est à partir d’elle
que se développent les activités de toutes sortes :
entreprises de service, musicien, joueurs de tennis avec tout le complexe
qui va autour…
Si la nécessité est source de développement,
la motivation l’est également fortement d’un point
de vue technique et scientifique :quel serait notre siècle
aujourd’hui si quelques passionnés n’avaient pas
cherché, à travers erreurs et essais, à confectionner
moteurs et autres carlingues d’aéronefs pour peut-être,
avant tout, se distraire. Et quel sera notre avenir si des esprits
ne se lançaient pas parfois dans des défis relevant
de la folie ?
C’est qu’on le voit il est parfois difficile
de concilier contraintes de travail et développement personnel.
Comment articuler la nécessité de travailler, (avec
les règles du droit et tout le complexe administratif qui l’environne)
et le développement des goûts et des activités
personnelles ?
La réponse à été donnée
il y a quelque temps par la formation continue : grâce aux dispositions
instaurées par le monde du travail, l’orientation et
le choix du métier est devenu possible pour une catégorie
de la population dans l’exercice actuel de son travail. Bien
sûr, cela ne dispensera pas du choix du métier en amont
par une orientation et une formation adéquate, mais permettra
tout du moins une adaptation à la fois aux contraintes de marché
et aux volontés personnelles de l’autre.
Si cette possibilité entre plus ou moins dans
les mœurs, elle reste à mon sens, trop minorée
pour se rendre compte des enjeux qu’elle permet. En effet, comme
le dit le dicton, la passion est le moteur de toute chose : c’est
elle qui permet à la fois de conjuguer la compétitivité
et le développement à la fois personnel (être
en accord avec ses valeurs) et social (se mettre en relation avec
des gens ayant les mêmes centres d’intérêts,
promouvoir le développement technique), avec, en filigrane,
un seul et même objectif valable pour les jeunes comme pour
les plus anciens : aller vers ce qu’on aime.
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